Bonjour tout le monde,
Tel que mentionné dans un post ultérieur par Pascal Therrien,
je fais maintenant parti de l'équipe des chroniqueurs du forum.
Je tiens à souligner qu'il me fait grand honneur d'avoir comme accolite,
Roland et Pascal. Je n'ai aucun doute qu'à nous 3,
nous serons en mesure de vous faire partager plusieurs années d'expérience dans le domaine de la chasse,
la pêche et le trappage.

Dès la fin de semaine prochaine,
soit du 22 au 29 septembre, je serai en compagnie de 3 copains en vue de chasser le wapiti dans une région du nord-ouest de l'Alberta.
Cette région se compose principalement d'une population francophone et elle est nulle autre que Rivière la Paix (Peace River).
Peace River est le pays du cerf mulet trophée.
Je crois que Rudy54 a placé dans le passé sur ce forum un lien se rapportant à un court métrage amateur d'une personne qui a filmé plusieurs cerf-mulet dans cette région...
Ils sont énormes.

Je tiens à vous dire que je ne suis pas un chasseur professionnel et que la chasse au wapiti ne m'est pas tout à fait inconnue, mais je n'ai pas beaucoup d'expérience avec ce beau gibier.
Je ne filmerai pas mes chasses, mais j'aurai probablement des images à vous montrer.
Je ferai une chronique dès mon retour se rapportant à mon voyage. Bien sure,
cette chronique vous fera part de mes observations ainsi que de mes expériences dans cette belle région.

Par la suite, soit du 30 sept au 7 oct, je serai dans ma région (Cold Lake) à la chasse à l'orignal.
Je ne sait pas si je vais faire une chronique à ce sujet ou si je vais l'incorporer dans ma chronique sur le wapiti.
Mon but est de vous faire voir du pays.
Je ne garantie pas de récolte parce qu'on ne sait jamais.

Dans un futur rapproché, si le temps me le permet, je ferai des chroniques se rapportant à la chasse au chevreuil,
le coyote (trappage et chasse), le rechargement, le tir de précision et bien d'autres.

Alors sur ce, bonne journée et je vous parle de mes chasses dès mon retour.

Dominic Imbeau.












Demeurant en Alberta depuis nombreuses années,
j’ai la chance de chasser une variété de gros gibiers qui ne sont malheureusement pas à la portée de bien des chasseurs;
le wapiti n’y fait pas exception.
Dans les paragraphes qui suivront,
je vous ferai voir du pays ainsi que de beaux paysages automnales synonyme de la chasse.

Samedi le 22 septembre 2007 en compagnie de mon partenaire de chasse Stéphane Bécotte,
sommes en route vers l’aéroport d’Edmonton afin d’y prendre son père en provenance de McMasterville tout près de Montréal.
Yves nous accompagnes à la chasse depuis 1997 en Alberta et en Saskatchewan.
Étant son premier voyage de chasse au wapiti et un néophyte,
vous pouvez vous imaginer son contentement d’être en notre compagnie.

Notre première journée de chasse débute le jour suivant accompagné de nos hôtes Mikael et Francis Charbonneau.
Ces deux jeunes hommes amateurs de chasse et assoifés de connaissance,
nous invites à faire chambre dans leur tout petit appartement de deux chambres et demi dans un sous-sol où ils vivent en famille.






Mikael et son frère sont natifs de l’Ontario tout près de la frontière du Québec.
Ils sont venu en Alberta en quête de travail et gagnent maintenant leur vie dans l’industrie pétrolière.

Malgré que nos hôtes aient fait une prospection assez détaillée et le nécessaire afin d’obtenir les permissions de différents propriétaires terriens,
nous avons quand même étudié les différentes maps associées aux terrains convoités et nous sommes aller voir de nous-même les territoires.
Accompagné de Yves, je suis parti dans une vallée longeant la ‘’Little Smoky River’’ afin de tenter notre chance.
Je me dois de vous dire que la chasse au wapiti dans cette belle région nous en a fait voir de toutes les couleurs.
Je ne m’attendais certes pas à marcher plus de 60 kilomètres dans ma semaine et ceci en montant et descendant des collines dignes de celles du Québec.
Les VTT ne sont pas permis d’être utilisés 90 minutes avant le lever du soleil jusqu’à midi, alors la matinée se fait à la marche seulement.
Si le terrain convoité est situé à 8 kilomètres de la voiture, et bien vous marchez.
En fin d’après-midi, nous nous sommes tous rencontrés afin de parler tactique pour les prochaines heures.
À l’unanimité, nous avons décidé de chasser près de la rivière dans les collines.
À notre arrivé, Stéphane et Mikael prirent possession d’un plateau et pour le restant, c’est le long de la rivière.
Moi et Yves nous n’avons pas eu d’action, mais Stéphane et Mikael ont eu des réponses de bucks suite à des appels de femelle en chaleur.
Les deux mâles sont venus les rejoindre mais ils étaient très suspicieux et n’ont jamais sortient.
Il se faisait tard, alors nous avons quitté.

Lundi matin fut difficile pour la levée du corps.
La journée d’avant fut ardue et les muscles ne voulaient pas suivre.
La matinée était ensoleillée, mais très brumeuse.
Nous en profitons donc pour prendre notre temps ce matin là afin de reprendre le dessus.

Nous nous retrouvons donc dans un autre territoire juste avant midi.
Ceux-ci se composent de bûchés de 8 à 10 ans ainsi que de swamps un peu partout, ce qui nous rend la vie difficile avec les VTT et les maringouins.
Nous nous séparons encore et je me dirige avec Yves dans une vieille carrière entourrée de bûchés multiples.
Ça ressemble plus à une place à orignal qu’autre chose.
Yves a de l’action, il voit 7 cerfs mulets ainsi qu’un wapiti femelle très maigre sur le bord d’un étang.
Moi je n’ai rien vu encore, mais la trouvaille de quelques chalets de trappeur exhibant des panaches de wapiti m’inspire confiance.
Malgré d’inombrable piste de wapiti, je ne vois toujours rien et la pleine lune qui arrive ce soir là en plus.
Mikael en compagnie de Stéphane a utilisé son appeau afin de beugler comme les wapitis mâles.
Il a eu une réponse d’un mâle assez loin, mais il leur fut très difficile d’aller le rejoindre et le wapiti arrêta de répondre par la suite.
Après le souper, nous nous sommes retrouvés à la rivière et nous nous sommes séparé encore.
Moi et Yves nous avons marché dans un sentier le long de la rivière sur quelques kilomètres et nous avons discuté et raconté des histoires, question de se rattraper un peu.
Au retour, nous avons remarqué qu’il y avait une ligne de coupe très large qui montait sur un plateau très haut.
Nous décidons donc d’explorer cet endroit la journée suivante en groupe.

Ce mardi midi nous nous retrouvons près du pont d’hier.
Nous entamons les quelques kilomètres afin de nous rendre à demi-chemin dans la colline à l’aide de nos VTT.
Nous cachons les véhicule tout terrain dans un boisé et nous entreprenons une marche forcée d’un kilomètre en direction du plateau.





À notre arrivé, il est facile de concevoir que plusieurs en aient assés.
C’est alors que nous décidons de nous séparer.
Cette fois, je suis en compagnie de Mikael et Stéphane de son père.
Nous avons prospecté de haut en large ainsi que performer plusieurs beuglement et appels de femelle en chaleur et toujours rien.
La lune est à son plein et comble de malheur, le vent est maintenant de la partie.

La journée suivante, le vent est toujours présent mais le soleil brille à plein.
La température est clémente, mais tout ceci est à notre désavantage.
Je me retrouve à nouveau avec Mikael et nous décidons de partir dans les collines à la recherche des wapitis dans leur propre territoire de bois sale.
Facile à dire, nous sommes brûlés 90 minutes dans le trajet et de plus j’ai une nausée qui ne veut cesser.
Finallement, nous trouvons un plateau qui semble très prometteur et nous décidons de demeurer le restant de la journée.
J’ai effectué quelques beuglements accompagnés d’appels de femelle en chaleur, mais le vent était trop fort.





J’en profite donc pour me rattraper sur mon cours d’ingénérie pétrolier.
Cette chasse m’a fait manquer deux classes, alors il est important de m’y mettre afin d’être à la même place que tous dès mon retour.
Nous avons marché près de 12 kilomètres cette journée là.

Jusqu’à présent, nous avons tout près de 3000 kilomètres d’accumulés sur le camion depuis notre départ de Cold Lake, l’essence est chère et nous n’avons toujours pas de succès.
Nous décidons donc de s’aventurer dans un park qui rejoint trois rivières de la région, soit la ‘’Smoky River’’, la ‘’Little Smoky River’’ et ‘’Peace River’’.
Ce park est à peine à une distance de 50 kilomètres.
Afin d’y avoir accès, il faut traverser la rivière de Peace River à l’aide d’un petit traversier.









Jeudi matin, nous nous retrouvons à la pointe qui rejoint les trois rivières.
Avec un nouveau territoire reigne une certaine confiance, alors tout le monde semblent d’humeur.
Trouver une place fut très facile car quelques jours avant, Francis a fait les appels nécessaires auprès du bureau des parks de la région afin de prendre des renseignements.

Alors ce matin, notre chasse débute par une prospection à pieds et nous séparons le groupe encore.
Moi et Mikael partons en direction de la rivière de Peace River suivant un sentier longeant une terre agricole.
Nous aperçevons au loin une butte très haute et nous décidons de la monté afin d’y faire des beuglements de mâle pour les localiser.
La vue en est à couper le souffle et d’après le GPS de Mikael, nous sommes sur le plus haut plateau du coin.
Nous avons une vue exceptionnelle de toutes les vallées de la région.
Malgré nos valeureux efforts, toujours aucune réponse de mâle.
Le doute s’installe à nouveau et un sentiment de défaite nous accapare.





Après un léger casse-croûte, nous retournons au même endroit afin d’y faire une prospection plus approfondie.
Nous allons de colline à colline afin de localiser les mâles à l’aide de beuglement, mais rien.
Dans l’une des vallées, Mikael apeçoit un coyote couché.
J’en profite donc pour faire une démonstration de vocalisations de coyotes à l’aide de mes appeaux.
Les coyotes ne se sont pas faient attendre.
Deux coyotes nous répondirent autour de nous et celui dans la vallée a fait de même, au moins il y a quelque chose qui nous répond.
Une demi-heure avant le couché du soleil, moi et Mikael, nous visitons une dernière vallée.
J’aperçois au loin une vache orignal avec un veau qui se promènent sur le bord de la rivière.
Dans la vallée, plusieurs vaches orignal se font entendrent. Mikael fait deux beuglements, mais toujours aucune réponse de mâle malgré la portence du son.
J’entreprends de faire des appels de vache orignal en chaleur et un buck me répond à trois reprises à notre droite dans la vallée.
Juste avant notre départ, je fais un dernier call d’orignal et cette fois-ci un beuglement de wapiti se fait entendre à droite dans la vallée à une distance approximative de 1.5 kilomètres.
Je dis à Mikael que demain je vais trouver ce mâle.

Vendredi est notre dernière journée de chasse, alors c’est aujourd’hui que l’un de nous récolte ou c’est à l’an prochain.
Afin de profiter au maximum de la journée, nous arrivons tôt.
J’ai l’intention de trouver l’endroit où le wapiti à répondu à mon appel de femelle orignal le soir d’avant, mais c’est loin et je ne désire pas marcher cette distance.
Après le lunch, Mikael doit attendre son frère qui vient nous rejoindre, alors à 14:00 heures je me dirige vers l’endroit où je crois que le wapiti devrait être.
Je m’arrête sur un plateau me donnant une vue fantastique de la rivière Little Smoky.






Je regarde à ma gauche et je vois clairement l’endroit où nous étions le soir précédent.
Alors je crois que je suis au bon endroit.
Le vent est de retour à 20 km/h, alors il est hors de question de faire des appels car ils ne m’entendront pas.
Je m’asseois sur le bord du plateau en contemplant la vue qui m’est offerte et au même moment, un wapiti beugle juste en avant de moi à moins de 100 mètres de distance dans la vallée.
Pris par surprise, je ne sais pas vraiment comment réagir, mais je revois dans ma tête les instants à visionner touts ces DVD sur la chasse au wapiti et le tout est maintenant clair.
J’ai le vent de biais dans le dos, ce qui dirige mon odeur dans les collines.
Je décide de bouger afin d’éviter de me faire capter.
Le wapiti beugle aux deux minutes et je pense qu’il essait de s’attirer des femelles sans lever le petit doigt.
Après avoir fait une prospection visuelle de la vallée où je crois qu’il se situe, j’entreprends la descente vers monsieur wapiti à contre-vent.
Facile à dire, les petits buttons sont remplient de rosiers sauvages, ce qui rend mon approche très difficile.
Désapointé, je retourne à un endroit différent sur le même plateau afin d’avoir le vent en ma faveure.
Je décide finallement de me coucher sur le ventre sur le bord de la fallaise du plateau.
Le wapiti ne beugle plus depuis 15 minutes, m’aurait-il senti?

La panique s’installe malgré ma grande expérience avec les vents, comment aurais-je pu faire une erreure aussi banale?
Je fais quelques appels de femelle et il me répond immédiatement,
je suis maintenant soulagé mais je n’ais toujours pas d’idée de la façon dont je vais m’y prendre pour le faire sortir de son trou.
Je décide de partir pour aller chercher Mikael et son frère afin de discuter stratégie,
mais je n’arrive pas à les trouver.
Je retourne donc au même endroit et je décide de faire des appels de femelle en chaleur.





Le buck me répond à plusieurs reprises mais ne semble pas vouloir sortir.
Après quelques appels très persuasifs, un mâle s’approche à ma droite en longeant la colline.
Je l’étudie bien car il me semble sur la limite de la légalité, il est légal, mais avec le temps que ça m’ait prit pour l’étudier, il est maintenant à moins de 3 mètres de moi.
J’essais de le trouver dans ma lunette, mais impossible parce que j’ai oublié de replacer la magnification à son minimum.
Lorsque je replace ma lunette à une magnification acceptable, il me voit et bondi momentanément dans la direction d’où il est venu.
Il est maintenant à 12 mètres tout au plus et en biais.
Je vise, j’appuis sur la gachette et il part au trôt en descendant, je peux voir très clairement où mon boulet l’a atteint et je suis satisfait de l’emplacement.
Il trébûche en descendant et fait quelques voltiges avant de se relever pour repartir de plus belle.
Je me lève debout afin de pouvoir suivre sa progression et je le vois tomber vers l’arrière lorsqu’il essait de sauter par-dessus quelques embûches.
Au même instant, un beuglement se fait entendre.

Le wapiti que j’ai récolté n’est pas celui qui beuglait.
À ma surprise, le buck que j’ai récolté était un buck satellite.
Je suis descendu silencieusement vers ma prise et dès que je suis arrivé sur les lieux, le buck a beuglé encore.
Il était à moins de 30 mètres de moi mais je ne pouvais toujours pas le voir.
J’ai fait quelques calls de femelle, il m’a répondu et je l’ai entendu se lever dans les arbres.
C’est alors que je me suis aperçu que j’avais le vent dans le dos.
Il m’a senti, mais je me suis dirigé vers lui quand même, mais il était parti.
J’ai refait un call de femelle et il m’a répondu plus loin.
Je suis aller à sa rencontre en courant en faisant des calls et il me répondait à chaque fois.
Après quelques instant j’ai arrêté de courir et je me suis retourné pour repartir en direction de mon buck,
mais après hésitation, je me suis retourné pour partir après à nouveau et à ma surprise,
le buck me regardait à travers les branches dans un sentier, un beau 5X5 avec beaucoup de masse et des longues pointes,
pas un trophé mais un très beau.
Il est reparti tranquillement.





Après la récolte, le travail commence.
Dans ce cas-ci, ce fut beaucoup de travail, il n’y avait aucun accès pour un VTT, les collines étaient trop à pique.
Après l’éviscération, je suis parti à la rencontre des copains et ils sont venus m’aider.
Nous avons eu besoin de 150 pieds de corde et de deux VTTs pour le monter jusque dans le haut du ravin.





Conclusion :

J’ai bien aimé mon expérience malgré les heures intensives de marche.
Contrairement à l’orignal, le wapiti à un habitat très diversifié, ce qui rend difficile la tâche de le trouver.
Les quelques conseils que je puisse partager est de vous armez de patience, de visionner plusieurs DVD sur le sujet,
apprendre les vocalisations du wapiti et la raison de ces vocalisations et avant tout,
garder la santé car vous en aurez besoin.

Pour le site génération chasse et pêche.


Dominic Imbeau.


Fin



Un gros Merci Dominic

De toute l'équipe de génération chasse et pêche



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