Assis confortablement dans mon salon l’an passé,
je regardais le Giant Whitetail II de Jim Shockey.
La chasse se déroulait en Saskatchewan et je n’arrivais tout simplement pas à croire la quantité et la qualité
en terme de génétique des chevreuils que le DVD contenait.
C’était incroyable !
C’est à ce moment que je me suis promis de chasser dans un tel paradis un jour.
Je ne me doutais pas que sept mois plus tard, j’y serais !
Voici mon histoire qui, je vous le souhaite de tout cœur,
sera bientôt la vôtre chers amis.

Après plus de sept heures de vol, moi et mon bon ami Mario ( Huey de son surnom) arrivons à l’aéroport de Saskatoon.
Le mercure indique – 25 degrés Celsius et il fait froid, très froid !
Cinq heures de route nous séparaient de notre lieu de chasse qui se trouve au Nord Ouest de la Saskatchewan. Premier contact avec un chevreuil :
Un gros 8 pointes décide de traverser la route à toute vitesse devant notre camion.
Ça commence bien.
Nous avons aperçu au moins 50 chevreuils qui bordaient la route cette soirée là.
L’excitation était à son comble !

La prospection

Le lendemain de notre arrivée, le dimanche, c’était la prospection.
Notez qu’en Saskatchewan, il est défendu dans presque toute la province de chasser le dimanche.
En route pour la prospection, nous avons vu 2 mâles d’environs 150 - 160 pts B&C.
Je n’avais jamais vu d’aussi gros chevreuils.
Quelques heures plus tard, moi et Huey avons convenu de chasser un bûcher très prometteur qui devait avoir une superficie de 20 acres à peu près.
Les signes ne manquaient pas et avec ce qu’on avait vu,
les plus grands espoirs étaient permis !
Pour couronner le tout, le soir venu,
nous avons été reçus à souper chez un chic type et ce repas de gibier a vraiment été un moment fort de notre voyage.

Le bûcher « Double Moose »




Mes amis, avant d’écrire les prochaines lignes,
je tiens à vous dire que je respecte trop ce site pour mentir alors ce que vous lirez et réel à 100%!

Lundi matin, première journée au paradis.
Après quelques heures de chasse à l’affût près des sentiers à chevreuils, Huey et moi décidons de nous rendre au fameux bûcher.
À peine arrivé à l’entrée du bûcher, j’entends Huey crier « BUCK,BUCK,BUCK »
et là, LE SHOW COMMENCE !!
Deux mâles orignaux nous font face et nous regardes du haut d’une petite butte sur le bûcher.
Un petit buck de 2 ½ ans et un autre de 35 pouces.
J’effectue une petite séquence d’appel en imitant un orignal mâle et le 35 pouces avance un peu et nous regarde.
Quel spectacle !
Au même moment, une femelle chevreuil bondit à 30 mètres de nous dans le chemin mais notre attention se détourne car un 4 pointes se lève droit devant nous et s’enfuit.
Le 35 pouces voit bien que ça bouge et décide de lever les pattes!
C’est trop d’émotions pour un seul homme ça !
Après quelques minutes d’adrénaline, Huey et moi allons nous installer à notre site d’affût sur le bûcher
mais sans même avoir le temps de s’installer, un gros 9 pointes à 197 mètres nous regardes.
« De la M…, je le prends celui-là » !
Appuis mal la 7mm, tir trop rapide avec un peu de buck fever = Un chevreuil manqué !
J’ai le cœur à l’envers, comment peut-on manquer ça?
C’est ça la chasse.
En allant à la recherche de sang ( qui n’a pas porté fruit) un autre buck de 6 pointes mangeait tranquillement à l’est du bûcher.
Nous aurions pu le tirer 100 fois mais bon, ici, on peut choisir !

Quelle première journée !!

Le jeudi, après trois jours de chasse ou plusieurs belles bêtes ont été vue,
Huey a aperçu le buck que j’avais manqué le lundi et ce, dans le même bûcher et au même endroit.
À plus de 200 mètres, la balle de 130 grains, 270 winchester a fait le travail.
On entre dans le bois et là où l’impact a eu lieu, les poils et le sang ne manquent pas.
Huit mètres plus loin, Huey me regarde et crie « YÉ À TERRE ».!!
Il ne reste que deux jours de chasse mais au moins, la glace est brisée. Un beau neuf pointes de 200 lbs.




Avec trois pieds de neige au sol, la chasse n’était pas facile.
Néanmoins, Mario (Huey) a su tirer son épingle du jeu avec ce beau 9 pointes.

Le lendemain, à bon vent sur un autre bûcher, on aperçoit un léger mouvement à notre gauche.
282 mètres plus loin, un buck, un gros buck est dans un sous-bois et n’offre presque pas d’angle de tir.
Je n’ai pas grand marge de manœuvre et c’est vraiment un tir de longue distance.
Je m’installe et j’enlève mes gants afin d’être le plus confortable possible lors de mon tir.
Il est dans un sous bois et face à moi.
Pas de doute, c’est un tir difficile.
Après 5 minutes d’attente afin qu’il sorte du sous-bois, mes mains sont gelées!
Il fait –32 degré Celsius ce matin !
Tranquillement, j’appuie sur la détente et BANG!
Le chevreuil fait un saut et ne bouge plus.
Juste en arrière de lui, un autre mâle, encore plus imposant, lève les pattes et quitte son lieu de repos.
Il était coiffé au moins d’un panache de 12 pointes !
Je remets une balle dans la chambre mais mon chevreuil décide qu’il est temps de partir.
Il se rend à l’extrémité du bûcher et m’offre une autre possibilité de tir.
À 400 mètres, je décide de pas tirer.
Il me reste une journée de chasse toujours pas de chevreuil.
La nuit venue, j’ai du mal à dormir.




Malgré le froid intense, les engelures et les trois pieds de neige qui couvraient le sol,
cette expérience a été un de mes plus beaux moments de chasse.

Le vendredi, changement de plan.
On chasse sur une terre agricole.
Après quelques heures d’attentes, un mâle se pointe à l’orée du bois.
Il me voit et il me fait face.
Je suis aussi près du bois et cette fois-ci, c’est la bonne.
La carabine chargée, je lève doucement l’arme et épaule.
Au moment d’appuyer sur la détente, il décampe !
Huey lâche un « HEY » et le chevreuil se met tranquillement à trotter.
Le coup part et la belle touche la boîte crânienne.
Je n’ai jamais vu un chevreuil tombé aussi abruptement !
Il est midi, il reste cinq heures de chasse à la saison 2007 et j’ai mon buck.
Un 10 pointes avec 31 pouces de cou.
Il y a plus gros mais quel beau voyage.
J’ai plus appris en une semaine de chasse en Saskatchewan que j’ai appris en 5 ans au Québec.



Mon buck


Vraiment, la Saskatchewan est le paradis du Chevreuil.

Pascal Filiatrault

Mon prochain article portera sur la démarche à suivre afin de préparer un tel voyage.



Un gros Merci Pascal Filiatrault


De toute l'équipe de génération chasse et pêche



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